L'« agentique » vise le grand public. La facture, elle, est déjà là.
À sa conférence I/O du 21 mai, Google a présenté des agents censés naviguer le web à la place des consommateurs. Au même moment, le créateur d'OpenClaw — passé chez OpenAI en février — publiait la facture réelle de l'agentique de pointe : environ 1,3 million de dollars de tokens en un mois pour faire tourner une centaine d'agents. Le grand écart entre la promesse grand public et le coût réel structure la semaine.
Le 21 mai, à sa conférence développeurs I/O, Google a fait des agents l'une de ses annonces phares : une manière, pour le grand public, de déléguer à une IA la navigation et des tâches sur le web. TechCrunch note cependant que rien ne dit que les consommateurs en veulent. La même semaine, Meta confirmait la logique inverse, côté infrastructure : son rachat de Moltbook — le réseau social réservé aux agents IA, absorbé le 10 mars et versé à Meta Superintelligence Labs — relève surtout de l'acqui-hire au service de la vision « agentic web » de Mark Zuckerberg. Mais l'événement le plus concret de la semaine n'est ni une démo ni une acquisition : c'est une capture d'écran. Peter Steinberger, créateur du framework open-source OpenClaw et recruté par OpenAI en février, a publié son tableau de bord d'API — environ 1,3 million de dollars de tokens en trente jours, 603 milliards de tokens, pour faire tourner une centaine d'agents Codex avec une équipe de trois personnes. OpenAI règle l'addition. Entre la promesse grand public (des agents pour tout le monde) et cette facture (ce que coûte vraiment l'agentique à la frontière), tout l'écart de l'année tient. Sources : TechCrunch (I/O, 21 mai ; Moltbook, 11 mars), Tom's Hardware et the-decoder (note OpenClaw).