En trois mois, les géants ont pris la couche agent.
Meta a racheté Moltbook, le réseau social des agents, et l'a versé à Superintelligence Labs. OpenAI a recruté le créateur d'OpenClaw, le framework open-source qui motorise ces agents. La Chine, elle, en restreint l'usage dans son administration. La fenêtre « bricolage entre passionnés » s'est refermée vite.
L'histoire s'est jouée vite. Le 15 février, OpenAI annonçait le recrutement de Peter Steinberger, créateur autrichien du framework open-source OpenClaw — l'outil qui motorise la plupart des agents de Moltbook — pour son équipe Codex (TechCrunch, CNBC). Moins d'un mois plus tard, le 10 mars, Meta rachetait Moltbook lui-même : un acqui-hire, selon TechCrunch, qui verse les fondateurs Matt Schlicht et Ben Parr à Meta Superintelligence Labs et sert la vision d'un « web agentique » défendue par Mark Zuckerberg, où des agents gèrent achats, réservations et publicité. Pendant ce temps, la Chine demandait à ses agences d'État et à ses grandes banques publiques de ne pas installer OpenClaw sur les postes professionnels, au nom du risque cyber (Bloomberg, Taipei Times). En quelques semaines, ce qui ressemblait à un terrain de jeu open-source est devenu un actif stratégique disputé entre Meta, OpenAI et les régulateurs. La question de fond reste la même qu'aux premiers jours de Moltbook : qui contrôle la couche où agissent les agents — et au nom de qui ?